Nunca pensei que os "olhos do meu coração, no dizer de S. Paulo, revelassem pormenores por mim julgados completamente esquecidos...
Sexta-feira, 25.05.12

C’était un vieux fauteuil, bien solide, en bois noir, créé par un artiste, si soucieux de la robustesse de ses parties que de la marque laissée par son talent et bon goût. En fait, les bras et le dos, recouverts d’un velours délicat – également utilisé pour le siège –étaient un exemple de l´ingéniosité de l’artiste : les fleurs et les feuilles, gracieusement  entrelacées en guirlandes, laisser deviner des oiseaux exotiques, aux têtes et aux queux très élégantes et pleines d’expression, sans mépriser le confort de ceux qui s’y asseyaient. Et comment décrire la surprise de ceux qui, pour la première fois, se voyaient confrontés à ce beau meuble si rare.

            Il occupait une place d’honneur dans le salon où l’on recevait des invités d’indéniable catégorie. Quels regrets de ces bons vieux beaux jours!

            Plus tard, quand les visiteurs se faisaient de plus en plus rares, il était devenu le lieu de prédilection où grand-papa lisait son journal du matin, avant de le transmettre à grand -maman, qui n’en dispensait pas le feuilleton. L’avènement de la Télévision a été la cause de petits conflits pour prendre ce siège, si confortable, mais le passage du temps a apporté la dégradation de  ce beau vieux rose.. Et cela a empiré à mesure de l’arrivée des petits enfants, grâce aux blessures que leurs crayons laissaient  sur les peintures, ou  qu’ils mettaient sur le beau siège leurs cahiers et même leurs portables pour, mis à genoux, y faire leurs devoirs.´C’était là qu’ils aimaient dessiner et faire leurs jeux vidéo. Une sorte de magie en faisait aussi une véritable attraction pour les visiteurs :il leur semblait un très beau meuble sorti d’un conte de fées. Mais, tandis que les enfants grandissaient, on assistait à la chute, sans rémission, de cette merveille, tombée dans la vieillesse et la négligence.

Un jour, la Mère a dit :

- Nous ne devrions jamais avoir permis qu’un meuble si ancien, doué d’un si parfait travail manuel, et si difficile à trouver maintenant,  ait eu cette fin déplorable.

Mais le Père a exprimé un point de vue différent :

- Laissez-les jouer à leur aise. C’est une antiquité qui ne correspond plus au style minimaliste  de notre maison. Si ce n’était pas les souvenirs qu’il suscite en nous, la mémoire de nos parents, je l’aurais déjà jeté dans la poubelle.

Mais le temps s’écoulait et voilà : les enfants avaient déjà terminé leurs cours et ils commençaient à penser au mariage. L’aîné venait d’acheter une maison et, aidé de sa fiancée, il s’était mis à la meubler. Et un jour il dit à son Père :

 -Écoute, Papa : j’aime tellement ce vieux fauteuil ! Si tu nous le donniez pour notre maison… je demanderais à un de mes amis « DESIGNER »,  passionné  de la Nature et accro au recyclage, de transformer cette dépouille en quelque chose de moderne et fascinant. 

- Ah ! Je me refuse à penser que vous voudriez lui donner une place d’honneur dans votre salon, meublé par Siza Vieira. Quelle horreur !

- N’exagérons pas. Ce qui est bon et beau ne perd jamais sa valeur et comme vous l’avez déjà certes remarqué, ce qui est maintenant  à la mode, c’est le mélange des styles. Mais ce que j’avais imaginé c’était de transformer ce vieux fauteuil dans une pièce décorative, moins pour m’en servir que pour plaire à ceux qui aiment les belles choses.

- O.K. Quant à moi, vous pouvez profiter de  cette vieillerie  à votre  aise. Je lui préfère mon moderne canapé, si confortable pour lire  le journal, regarder la télé et, je l’avoue, pour y faire une bonne sieste.

            Et voilà le vieux fauteuil soumis aux expériences du « designer », Celui-ci,  fasciné, a mis son imagination au travail : un chariot à bébé, le cadre pour un grand médaillon, table à thé … C’est cette dernière idée qui a gagné le pari, car il ne voulait pas mettre quoi que soit sur les murs sans avoir épargné de l’argent pour s’acheter deux ou trois cadres d’auteurs connus et qu’il aimait :  un Maluda, un Pomar, un Paula Rego. Et cela éxigeait   du temps et de grosses épargnes. Il fallait patienter.

            Ils s’étaient déjà mis d’accord sur quelques points : ce serait une petite table à thé. Le cadre de l’arrière du fauteuil, une vaste  zone en forme de fer à cheval, serait remplacé par un gros verre en cristal. Les bras ont  fermé les trois côtés. On a trouvé une vieille pièce, aux mêmes ornements, pour qu’on puisse en faire des pieds, et un autre   pour qu’on puisse pousser la table. Il a gagné en hauteur à l’aide de quelques autres débris trouvés dans le grenier, rejetés par des ouvriers au cours de leurs expériences.

            Quelques mois après, les visiteurs n’ont pas reconnu le vieux fauteuil et demandaient :

- Où avez-vous découvert cette table, si merveilleuse, si originale ? Ça me rappelle quelque chose mais je n’arrive pas à l’identifier…

- Bien sur ! Comme presque toujours, vous avez oublié vos lunettes.

Regardez ces sculptures sur bois, rappelez nos jours déjà si lointains

- Ah ! Le vieux fauteuil ! Qui oserait le dire ? Même si je ne me suis jamais habituée à ces modernices, je me suis rendue à cette belle récréation si originale et improbable dans une société comme la nôtre, si pressée et si dépensière.

- Oh Mère, je vous demande de remarquer qu’on a fait cette merveille avec , seul, du matériel qui se trouvait dans notre maison. Et le talent et la créativité de mon ami, bien sûr.

- Ouais ! Comme dit le proverbe si connu : « Du vieux on peut faire du nouveau ». C’est ce qu’on appelle maintenant du recyclage, si à la mode.

Mais la Mère., qui a toujours voulu avoir le dernier mot,

a déclaré :         

 - Dommage que ce proverbe ne soit pas adaptable aux personnes.

 - Ça viendra – répondit le Père. Ça me fait penser que vous n’avez jamais entendu parler de la transplantation d’organes, de l’ADN et de tous les  miracles de la médecine, de plus en plus spectaculaires et nouveaux.

 

                Lisbonne, 23 de Maio de 2012

                Clementina  Relvas

(escrito em português e traduzido para francês através do Google por Emílio Relvas. Versão francesa revista pela autora)

publicado por clay às 16:51 | link do post | comentar | favorito
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